Depuis quelques mois, un seul mot occupe la bouche de toute la communauté ludique : Essen ! Situé en Allemagne, non loin de Düsseldorf, cette ville accueille le plus important salon du jeu au monde. Et comme chaque année, ce ne sont pas moins de 150.000 pèlerins qui ont déambulé dans 43.000m2, vaquant de stands en stands à la recherche de la perle ludique, d’un futur hit ou tout simplement du jeu qui parviendra à surprendre… Mais toujours difficile de s’y repérer parmi un nombre hallucinant de nouveautés. Chacun guette donc le buzz, la rumeur, qui permettra d’être aiguiller et de trouver boite à son sac. La 4L Team était présente pour cette excellente cuvée 2007 (mis-à-part D0ul, en pleine session de couches culottes et autres joyeuseté de la paternité) et vous livre à chaud ses premières impressions sur quelques jeux.
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[Smokan] : Publié à titre posthume par le tout jeune éditeur Valley Games, le dernier jeu de Franz-Benno Delonge (Manilla, Transamerica,…), décédé cette année, est l’une de mes bonnes surprises du salon. Certes, le thème n’est pas des plus sexys: chaque joueur prend en charge une chaine de production de… containers ! Fini les maïs et autres indigos, place à de bonnes vielles caisses de métal noires, jaunes ou blanches. Servi par des illustrations dignes d’un spécialiste en design industriel, le ton est donné : on oublie toutes notions d’exotisme pour se retrouver face un jeu plus proche graphiquement de Age of Steam que des Pilliers de la terre. Muni d’un plateau individuel représentant les différentes étapes d’une chaine de production et de distribution, chacun va endosser plusieurs casquettes : producteur, marchand, distributeur, exportateur, tentant de gérer au mieux tout ces postes afin de finir le plus riche. Pour comprendre l’intérêt de mon coup de coeur du salon, impossible de ne pas vous en exposer sommairement les principes mécaniques. Et comme un petit zoom vaut mieux qu’un rapide aperçu, la suite, c’est par ici. |
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Arrivés sur le stand Valley Games pour voir Container et la réédition de Titan, les 2 jeux ne sont pas encore disponibles le jeudi matin. On se rabat donc sur Municipium, un proto de Knizia à sortir l’année prochaine et qui serait, selon les échos, un jeu « moins léger » que sa production actuelle. C’est quand même Knizia, on n’est pas à l’abri d’un bon jeu. Municipium est un jeu de majorité dans une ville romaine. On doit placer les membres de sa famille sur 7 lieux de la ville, chacun des lieux ayant un pouvoir et des habitants. Une famille majoritaire sur un lieu en maîtrise le pouvoir spécial, et rallie de temps en temps des habitants à sa cause. La partie se termine lorsqu’un joueur a obtenu l’appui d’un certain nombre d’habitants. [target] : Ni bon ni mauvais, Municipium est un très bel exemple de la politique d’édition allemande du moment (mince, l’éditeur est canadien) : c’est léger, pas original, mais ça tourne. Nul doute qu’une personne découvrant le jeu de société puisse trouver le jeu très bon, mais un joueur plus averti aura l’impression d’y avoir déjà joué une dizaine de fois. On passe… [Smokan] : Municipium, ca n’apporte pas grand-chose, demeure à la limite de l’insipide et s’agrémente d’un rythme de jeu pas top à 5. En effet, un joueur peut à son tour déclencher une ribambelle d’effets où l’on vérifie des majorités, décompte des points,… Si je joue à mon tour sans provoquer d’effet, cela me prend deux secondes. Si mes adversaires déclenchent tous quelques choses à leur tour, cinq bonnes minutes se seront écoulées… Faut être vraiment concentré pour ne pas trouver le temps long ! |
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[target] : Outre le « 4in1 » que tout le monde s’arrachait, le petit jeu de cartes Amigo « Essen 2007 » était Ziegen Kriegen , une obscure histoire de troupeau de chèvres sur une île qu’on ne sait pas très bien ce qu’elles font là. En réalité, Ziegen Kriegen est un mélange de jeu de plis et de Black Jack. Les joueurs ont huit cartes en main, et joueront une carte par pli. Après attribution des plis, le score des joueurs, représenté sur les cartes par des têtes de chèvres à la manière de « 6 qui prend », ne devra pas dépasser la valeur de l’île déterminée lors des 4 premiers plis. Le joueur qui s’approche le plus de cette valeur sans la dépasser l’emporte.Toujours pas d’originalité à l’horizon, mais ce petit jeu de cartes de 10 minutes remplit parfaitement sa fonction. Un peu de hasard, quelques tactiques, quelques coups vicelards, parfait pour entamer une soirée. |
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[target] : Après Municipium, on essaie un deuxième jeu de stratégie légère sur le stand Amigo. Bon, j’ai oublié le thème, mais on dira qu’on est à la tête d’une puissante famille qui doit étendre son influence (ça marche sur tous les jeux allemands, essayez). Une dizaine de quartiers de différentes couleurs où des points de victoire sont disponibles, 3 cartes en main avec la couleur d’un quartier et zou, c’est parti. Le principe est simplissime : je joue la carte d’un quartier, je pose une influence sur le quartier, je prend la carte posée à côté du quartier pour l’ajouter à ma main, c’est au joueur suivant. Quelques pouvoirs spéciaux, des décomptes de majorité, un petit peu de collection d’icônes et voilà un nouveau jeu à choix restreints de 30 minutes, sans une once d’originalité à l’intérieur. Durée de vie du jeu, 1 partie. Après Municipium, l’année s’annonce mal pour les jeux familiaux. [Smokan] : tiens, là, je ne suis pas trop d’accord avec mon voisin de levier de vitesse. Certes ce n’est pas original, certes le thème s’est évaporé mais ca tourne vraiment bien et c’est très rapide. J’y ai pris un plaisir non feint et j’accepterai une partie sans rechigner. Et peut-être même une troisième pour voir… |
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[target] : Une petite pause cafèt’, c’est le moment idéal pour un petit jeu de déduction à 2 : Star System, de Walter Obert, l’auteur de Hysteri Coach l’année passée. Les 2 joueurs essaient de monter la production d’un film avec 5 stars parmi les 20 disponibles, ces stars sont réunies selon différents critères (H/F, genre de film…). L’industrie du cinéma étant impitoyable, chacun essaie de deviner le nom des stars enrôlées dans le film concurrent. Quatre cartes actions sont disposées sur la table dans un ordre aléatoire, et les joueurs vont en choisir une. Les actions sont ensuite effectuées dans l’ordre d’apparition, sachant que les cartes ont un effet différent selon qu’elles ont été choisies par les joueurs ou non. En utilisant judicieusement les actions et en posant les bonnes questions, on parvient à faire les déductions fumeuses pour restreindre le champ d’investigation. Un jeu de déduction très bien réalisé et très plaisant à jouer. Vive les auteurs Italiens ! |
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[target] : On continue dans les jeux à 2, direction le stand du GIPF Project. Un nouveau Gipf, ça intéresse, et c’est justifié cette année. Après un PUNCT qui avait moyennement emballé au dernier Essen par son manque d’intuitivité et sa relative complexité, TZAAR est un petit bijou. Expliqué en 3 secondes, compris en 2 minutes, le jeu dévoile dès la première partie d’énormes possibilités. Comme de coutume pour les jeux du projet GIPF, on retrouve quelques concepts familiers, des conditions de victoire tirées de ZERTZ, un système de pile et une mise en place provenant de DVONN. Si vous aimez ne serait-ce que de temps en temps un petit jeu abstrait, courrez l’essayer ! Et si vous n’aimez pas les jeux abstraits, courrez l’essayer ! Il pourrait vous convertir. Pour ceux qui aiment déjà, pas besoin d’insister, mais courrez l’essayer quand même. Mon vrai coup de cœur du salon, qui tiendra sa place de numéro 1 jusqu’à la fin. |
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[target] : Un petit coup d’œil au classement Fairplay plus tard et nous décidons de juger par nous-mêmes de la bonne position de Darjeeling. C’est un jeu de collecte de tuiles représentant des moitiés de caisses de thé. Les tuiles collectées permettent de créer un assemblage de type puzzle pour faire apparaitre un groupe de caisses. Lorsqu’on estime avoir suffisamment de caisses, on les vend sur le marché pour gagner des points de victoire. Un petit coup de foudre pour le système d’offre et de demande, un « vrai mécanisme » comme on dit (private joke inside), représenté par une pile de jetons de couleurs. C’est simple, immédiat, et réaliste. Le mécanisme d’acquisition de points de victoire est lui aussi bien vu même si moins logique par rapport au thème, et permet plusieurs types de stratégies. Du côté de la collecte, ce n’est pas tout à fait ça : pas très intéressant, pas très pratique avec des gros doigts, et surtout demande beaucoup de manipulation (gain de point sur le tableau de score, déplacement, enlever la tuile sous le pion, remettre une tuile sur la case de provenance, perte de point… : tout ça pour juste prendre une tuile). C’est dommage car c’est la partie principale du jeu et ces manipulations incessantes lassent beaucoup. Un bilan assez mitigé au final, mais on note avec soulagement les premiers mécanismes originaux dans un jeu familial allemand. |
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Un passage sur le stand tchèque pour voir en démo un jeu avec des persos tout bizarres en pâte à modeler. Produits informes d’expériences scientifiques, les Laborigines tentent de s’échapper d’un laboratoire truffé de pièges en évitant soigneusement de croiser le méchant Moai. Hasard, chaos, coup de p… et rigolades, on a enfin trouvé le jeu con du salon. À chaque tour, les joueurs lancent 2 dés, l’un deux sera pour le Moai, l’autre pour le Laborigine. [target] : Le principe est très simple, et pour peu que les joueurs rentrent dans l’ambiance, c’est vraiment drôle. Petite trouvaille qui rajoute au fun, la forme des pions des joueurs est le fruit de leur imagination : une couleur de pâte à modeler pour chacun, à vous de créer votre rebus de laboratoire. Vive les tchèques ! [Smokan] : Ha ! Enfin du fun ! Comme me le faisais remarquer un ancien joueur de billard (reconverti dans le championnat interrégional de Beppo le Bouc), lorsque l’on regarde 80% des gens attablés sur le salon, peu sont les rires qui fusent. On joue mais on ne rigole pas trop, ou alors en sourdine, secrètement. Avec Laborigines, le jeu le plus débile qui soit, on peut tout à coup révéler son coté gaulois en hurlant contre ses partenaires tout en s’esclaffant d’un rire bien gras. Malgré un petit problème de durée de partie, Laborigines est un petit jeu con qui fait du bien ! |
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[Smokan] : Voici le nouveau jeu de pose de chez Hans Im Glück. Sur un plateau quadrillé, chacun va pouvoir poser des tuiles bâtiments et des bonhommes en bois, le tout grâce à une main de quatre cartes. « Ouccchhh », dirons certains, « j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça quelque part ». Et effectivement, difficile de trouver de réelles originalités mécaniques dans ce énième jeu de pose. Mais au-delà d’un thème un peu bidon et d’une mécanique mixant plusieurs principes connus, une partie d’Oregon laisse un réel gout de « reviens-y ». Bien foutu, plutôt tactique, ce jeu s’avère être un candidat sérieux pour les nominations au Spiel. Simple et efficace, il demeure sans conteste mon meilleur jeu familial joué sur le salon… M.A.J : Et après quatre parties supplémentaires à deux joueurs, la première impression est confirmée : c’est du tout bon ! Tendu à souhait, du hasard juste ce qu’il faut, des parties n’excedant pas 3/4 d’heure, pas de doute on est face un petit jeux familial qui risque de ressortir souvent. Malgré son manque d’originalité, un excellent jeu de pose comme je les aime ! |
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[target] : Encore une nouvelle gamme chez Ystari pour la sortie de Race for the Galaxy. Annoncé comme un San Juan en version un peu plus joueur, pas grand-chose à rajouter à cela, c’est effectivement le cas. Difficile de juger après une partie seulement mais le jeu est très simple (grâce à un gros travail graphique sur les cartes, très bien foutu), et très fluide. Reste à jouer à nouveau pour voir l’interaction apparaître, car on garde bien le nez dans ses cartes à la découverte du jeu (beaucoup d’effet de cartes). Mais ça sent bon… |
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[target] : Après San Juan version joueur, voici Puerto Rico version joueur : Cuba reprend en effet le principe général de Puerto Rico, à savoir production de marchandises pour la vente ou l’export et construction de bâtiments à effet sur son plateau personnel. Même si pas mal de mécanismes changent, il est étonnant de voir à quel point les sensations de jeu (agréables bien sûr) sont identiques. Même type d’interactions, même principe général,… Une phase supplémentaire néanmoins, le vote : très importante dans vos prises de décision à chaque tour de jeu, elle est aussi une source de point de victoire indispensable. Très bon ajout. De plus, la bonne surprise est la durée de partie : 2 heures pour une première partie dans un bar mal éclairé avec des joueurs fatigués, c’est plutôt pas mal pour ce type de jeu. |
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[target] : Pas vraiment une nouveauté Essen, mais parfois un nom d’auteur et une table libre suffisent à se lancer dans une partie. Que dire de Trapper ? Une mécanique éculée pour un jeu sans âme ni intérêt, je ne sais même pas pourquoi j’en parle ici. Certes, ça tourne, mais j’ai vraiment eu l’impression de perdre une demi-heure en y jouant. C’est du vu, re-vu, Kramer, où es-tu ? [Smokan] : Alors là, je crois qu’on a déniché la bouse du salon. Et une bouse signée Kramer, ca fait un peu mal. C’est fade, plat, inutilement laborieux dans les manipulations et s’agrémente de petites bourdes d’édition. La total pour un jeu vendu à 12€ et qui ne le mérite même pas. Si vous êtes fan des canoës-kayak et de loutres, attendez quelques mois pour le trouver à 2€ ou 3€ dans une braderie… |
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[target] : Un thème sympathique pour « The Circle » : tenter d’infiltrer avec ses espions « le Cercle », une sorte de société secrète ultra puissante et très fermée. On recrute à tour de rôle des espions dans le but de les infiltrer au sein de cette société désireuse de contrôler le monde. Ce faisant, on gagne des points de victoire et je vous laisse deviner la suite. Les espions ont tous un pouvoir particulier, leur spécialité, mais ils ne peuvent plus l’utiliser une fois infiltré. En déclenchant ces pouvoirs, on influe sur les autres joueurs, mais à chaque fois qu’un espion est utilisé, il est indisponible pendant un certain nombre de tours (il se fait oublier un moment). La thématique est bien retranscrite et certains mécanismes sont vraiment bien vus. Malheureusement, le jeu est d’une lenteur effroyable à 3 joueurs, je n’ose même pas imaginer à 6. Ça tue complètement le jeu. Dommage. [Smokan] : En passant devant ce petit stand du hall 4, The Circle m’a directement tapé dans l’œil avec ses illustrations très fin 19e et surtout son thème fort. Les histoires d’espions et autres Illuminati, moi j’aime bien. Après deux jours à se casser le nez, nous arrivons le samedi et surprise : une table est libre. Explication des règles par un des gars de la boite qui nous installe, sans vraiment nous prévenir, une configuration de moitié de partie. M’ouaifff, bon d’accord. Nous commençons donc à jouer puis vingt minutes plus tard, le gars vient nous demander si on ne peut pas laisser la place pour d’autres joueurs. Heu, t’es gentil mais on va continuer un peu. Nous continuons 15 minutes, les mécanismes sont maintenant assimilés mais un constat s’impose : il doit bien nous rester 30 mn de partie avant d’en voir la fin. Au-delà du fait que le gars à quelques bases commerciales à revoir, The Circle s’avère très répétitif et surtout d’une lenteur hallucinante… Conclusion : un bon thème n’est pas grand-chose sans une mécanique efficace. |
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[target] : Chouette un jeu de parcours de Kosmos ! D’habitude, je vois les jeux à licence d’un mauvais œil, mais Kosmos, ça rassure. On va donc parcourir le monde pour accumuler de l’expérience et se faire plein de potes qui vont nous aider à terminer le voyage. Un petit mécanisme original, on ne peut jouer des cartes que de la couleur des pions placés avant nous sur le parcours. Il faut donc gérer habilement sa main pour ne pas être bloqué, et on peut bien sûr volontairement rester derrière un joueur pour qu’il ne puisse pas utiliser les cartes de notre couleur. À part cela, le jeu est très artificiel, le coup de se faire des amis est clairement là pour ralentir les joueurs qui finiraient trop vite sans ça et la tension n’est pas au rendez-vous. Étant donné l’heure avancée lors de la partie et la fatigue générale, je laisserai une deuxième chance à ce jeu. Autre petite remarque, si le plateau est très joli à regarder de loin, l’ensemble est vraiment pas lisible, très sombre, et ça me gêne un peu pour jouer. [Smokan] : Difficile pour moi de juger ce jeu sur une partie chaotique à souhait : samedi soir, deux heures du matin, quelques pintes de bières et un coup de fil (qui m’a empêché de terminer la partie). Mais j’ai vraiment envie de voir ce que ça donne : le mécanisme de déplacement est vraiment malin. Seule constatation : le plateau, certes magnifique, donne l’impression d’un jeu plus gros qu’il n’y parait. Sans sa thématique imposée et ses mécanismes crées pour l’occasion, Der Kompas Machin aurait pu faire un très bon Cartagena-like… |
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[Smokan] : Voici un petit jeu de Peter Sarrett, l’auteur de Time’s Up ! Point ici de phases de mime mais un jeu de vente de poissons, où même la criée a disparu. Destiné à un public familial, le principe du jeu reste peu original mais tourne sans accroc. A son tour, un joueur va piocher un poisson parmi les quatre disponibles. Le premier de la ligne étant gratuit, les autres devant être payés grâce à des vers de terre en plastique mou du meilleur effet. Une fois son poisson choisi, soit on le conserve pour le revendre, soit on le relâche, permettant d’effectuer une action spéciale. S’en suit une phase de majorité sur les différents marchés où marqueront les deux premiers joueurs. Rien de nouveau donc dans ce jeu pas désagréable mais qui manque cruellement d’interaction. Bof, bof… |
Merci pour ces observations qui me font un peu moins regretter mon absence à Essen!